Bassin d’Arcachon,
site marqueur de l’érosion et de la montée des eaux

 

Tirages sur papier Hahnemühle immergés dans l’eau de mer

 

Le départ du projet est une immersion silencieuse, mais aussi la rencontre avec des ostréiculteurs et pêcheurs qui m’ont donné un accès singulier au territoire. Eux s’adaptent aux aléas de la météorologie, des marées, mais également à la lente et irrémédiable montée des eaux, aux changements de températures, d’acidité, aux épanchements de la pollution des activités humaines. Zone touristique, le bassin d’Arcachon se relève le profil modifié par les hivers tempétueux, les paléosols noirs à découvert, et les oyats, végétaux qui retiennent la dune, à planter de nouveau. Les bunkers, repères fixes, indiquent les mètres avalés par l’érosion. Quand on navigue, on connait l’invalidité progressive des cartes marines lorsque les rivages sont sableux. Les bancs et rives changent de forme. Qu’en sera-t-il de la cartographie du bassin d’ici quelques années ?