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La recherche d’une écriture photographique poétique et instinctive reste le fil rouge du parcours de Gaëlle Astier-Perret. Elle photographie pour prendre part, pour explorer les trajectoires des autres, et mène une double expérience artistique, à la fois en photographie, et en danse contemporaine. Elle conduit actuellement un travail photographique sur les risques de submersion de l’espace côtier sous l’effet du changement climatique. Elle est diplômée de l’École supérieure de la photographie (Arles), vit et travaille à Paris.

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Je photographie pour prendre part, quitte à entrer dans le cadre. Faire acte de vie, de joie, et lutter contre la distance incompressible avec l’autre. Je choisis souvent des espaces naturels, sauvages.

Je veux rentrer dedans. Dans les couches minérales, végétales et animales.

Je cherche le centre. Puis je m’éloigne. Quête sans fin.

En pratiquant la danse contemporaine, j’apprends à affuter la perception de mon propre corps, du corps de l’autre, et de l’espace dans lequel je me meus : être attentive aux flux d’air, aux températures, aux textures, « Danser sa créature », comme l’écrit Myriam Gourfink. Cette recherche s’infiltre parfois dans les photographies.

Je cherche l’ambivalence dans la prise de vue ou l’usage des mots, parfois présents avec les images. J’aime le lacunaire, donner du poids au hors-champ en décontextualisant.

J’explore aussi les trajectoires de l’autre, si près, puis à distance, dans ses traces, et je m’attarde sur la question : comment gratter la surface du paysage, naturel ou urbain, y entrer, s’y immerger ?